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Évaluation de la satisfaction

​Sur la base de l'ampleur de la crise (comme nous l'avons vu pour le Tchad ou le Bangladesh) face à la réponse institutionnelle :

​Évaluation : 2/5 — Insatisfait

​Échelle de Likert : Insatisfait (Je reconnais des progrès institutionnels, mais les résultats concrets sur le terrain restent dérisoires face à l'urgence).

​3. Justification de l'évaluation

​Mon insatisfaction ne porte pas sur le travail des diplomates du Sud (qui a été héroïque), mais sur le fossé qui sépare la politique de papier de la réalité climatique.

​A. Le "Gap" financier abyssal

​Bien que le fonds soit opérationnel (COP28), les promesses de financement s'élèvent à environ 700-800 millions de dollars. En comparaison, les besoins réels pour les pays vulnérables sont estimés à plus de 400 milliards de dollars par an d'ici 2030.

​Le constat : On essaie d'éteindre un incendie de forêt avec un pistolet à eau.

​B. La question de l'équité et de la gouvernance

​Le choix de la Banque Mondiale comme hôte intérimaire du fonds (décidé à la COP28) a été très contesté. Les pays du Sud craignent des frais de gestion élevés et des critères d'accès trop rigides, calqués sur des prêts bancaires plutôt que sur des dons basés sur la justice climatique.

​C. L'oubli des pertes non économiques

​Les négociations se focalisent sur les infrastructures (routes, ponts). Mais où sont les mécanismes pour compenser la perte de biodiversité, la disparition de cultures ancestrales ou le traumatisme lié aux déplacements de populations ? Ces dimensions restent les parents pauvres des accords actuels.

​D. Responsabilité vs Charité

​Historiquement, les pays développés refusent le terme de "compensation" ou de "responsabilité juridique" pour éviter des poursuites. Le financement actuel est présenté comme une forme de "générosité" (volontaire) et non comme une obligation découlant du principe de "Responsabilités communes mais différenciées". Cela fragilise la pérennité du financement.

​Conclusion de l'analyse :

Nous avons construit le moteur (le Fonds), mais il n'y a quasiment pas de carburant (le financement) et le conducteur (la gouvernance) semble hésitant. Pour un pays comme le Tchad, attendre dix ans de plus pour que ce fonds soit réellement accessible n'est pas une option.

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