EROSION DE LA COTE TOGOLAISE (Aneho)
L’érosion de la côte d’Aného, ville historique du sud-est du Togo, est devenue une menace croissante exacerbée par le changement climatique. Chaque année, la mer grignote plusieurs mètres de rivage, parfois entre 5 et 30 mètre par an, privant les habitants de terres, de jardins et menaçant les habitations en bord de mer. (Banque Mondiale)
L’élévation du niveau de la mer, conséquence du réchauffement global, intensifie l’impact des vagues sur le littoral, accélérant le recul du trait de côte. (ScienceDirect) De plus, la réduction des apports sédimentaires du fait de barrages en aval, comme celui du Volta au Ghana, diminue la capacité naturelle des plages à se reconstituer. (World Bank)
L’extraction de sable pour la construction et la destruction des dunes aggravent encore ce phénomène naturel transformé en crise environnementale. (Togo Scoop) Les conséquences sociales sont lourdes : des familles se voient contraintes de quitter leurs maisons, des infrastructures sont menacées et les activités de pêche et d’agriculture côtière déclinent. (Togo Scoop)
Face à cette situation, l’État togolais s’est engagé dans des projets de protection côtière, soutenus par des partenaires internationaux, visant à construire des digues, des épis et à recharger les plages en sable. (Togofirst) Ces mesures cherchent à freiner l’avancée de la mer et à renforcer la résilience des communautés locales. (Togofirst)
Cependant, sans une action continue et intégrée de gestion du littoral et d’atténuation du changement climatique, Aného reste vulnérable à la montée des eaux et à la perte de son patrimoine naturel et humain. (MDPI)


