Stakeholder Engagement for Climate Resilience in the Sahel
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In the Sahelian context, particularly in Niger, one of the most effective tools for stakeholder identification and mapping is the Power–Interest (or Power–Benefit) Matrix, combined with community-based stakeholder mapping. This approach helps distinguish formal power holders—such as local authorities, technical services, and development partners—from highly affected but less powerful groups like smallholder farmers, pastoralists, women’s associations, and youth groups. Participatory consultations at village level are essential to reveal informal influence structures, including traditional leaders and religious authorities.
Negotiation and communication skills are critical in managing conflicting interests, especially between farmers and pastoralists, or between communities and local administrations over land and water access. Active listening, culturally sensitive dialogue, and mediation through trusted community leaders help reduce tensions and promote consensus around shared goals such as food security and climate resilience.
To ensure inclusive and sustainable collaboration, best practices include continuous engagement, strengthening local committees, and ensuring the meaningful participation of women and youth in decision-making. In Niger, climate and development initiatives are more effective when women’s cooperatives and farmer–herder committees are actively involved throughout the project cycle, fostering ownership, trust, and long-term resilience.
Engagement des parties prenantes pour la résilience climatique au Sahel
Dans le contexte sahélien, notamment au Niger, l’un des outils les plus efficaces pour l’identification et la cartographie des parties prenantes est la matrice pouvoir–intérêt (ou pouvoir–bénéfice), combinée à une cartographie participative au niveau communautaire. Cette approche permet de distinguer les acteurs disposant d’un pouvoir formel — autorités locales, services techniques, partenaires au développement — des groupes fortement exposés aux impacts climatiques mais disposant de peu d’influence, tels que les petits agriculteurs, les éleveurs, les associations de femmes et les jeunes. Les consultations villageoises sont essentielles pour révéler les influences informelles, notamment celles des chefs traditionnels et religieux.
Les compétences en communication et en négociation sont particulièrement importantes pour gérer les conflits d’intérêts, notamment entre agriculteurs et éleveurs, ou entre communautés et administrations locales autour de l’accès à la terre et à l’eau. L’écoute active, le dialogue respectueux des réalités culturelles et la médiation par des leaders communautaires de confiance facilitent la recherche de compromis durables.
Pour garantir une collaboration inclusive et pérenne, les bonnes pratiques incluent un engagement continu, le renforcement des comités locaux, et l’intégration réelle des femmes et des jeunes dans les instances de décision. Au Niger, les projets climatiques sont plus efficaces lorsque les coopératives féminines et les cadres de concertation agropastoraux sont impliqués tout au long du cycle du projet, renforçant ainsi l’appropriation locale et la résilience à long terme.


