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Le Togo, pays côtier d’Afrique de l’Ouest, est de plus en plus confronté aux effets du changement climatique qui accentuent les risques naturels et fragilisent les populations et les infrastructures. Les principaux dangers naturels observés sont les inondations, l’érosion côtière et les sécheresses. Les inondations sont particulièrement fréquentes dans le Grand Lomé, à Tsévié et à Aného, en raison des pluies intenses et du mauvais drainage urbain, tandis que l’érosion côtière affecte fortement les localités de Baguida, Kpogan et Aného, où la mer détruit progressivement les habitations, les routes et les terres agricoles. Dans les régions septentrionales, les sécheresses récurrentes réduisent les rendements agricoles et aggravent l’insécurité alimentaire. Le changement climatique influence ces phénomènes par l’augmentation des pluies extrêmes, l’élévation du niveau de la mer et l’irrégularité croissante des saisons agricoles. Les zones les plus touchées sont le littoral sud, le Grand Lomé, la vallée du Mono et de l’Oti, ainsi que certaines régions du nord. Les communautés les plus vulnérables sont les pêcheurs artisanaux, les populations pauvres des quartiers urbains inondables, les agriculteurs des plaines inondables et les petits producteurs du nord, qui dépendent fortement des ressources naturelles et disposent de moyens limités pour se protéger ou se reconstruire. Pour faire face à ces défis, plusieurs méthodes locales sont mises en œuvre, notamment la restauration des mangroves dans la vallée du Mono, la construction de digues et d’épis de protection le long du littoral de Lomé à Aného, le curage des caniveaux et la création de bassins de rétention dans le Grand Lomé, ainsi que l’adaptation des pratiques agricoles et, dans certains cas, la relocalisation des familles vivant dans des zones à très haut risque. Ces actions sont soutenues par l’État togolais à travers les ministères en charge de l’Environnement, de l’Urbanisme et de la Protection civile, par les collectivités locales, par des ONG nationales comme Jeunes Volontaires pour l’Environnement et Action pour la Gestion de l’Environnement, ainsi que par des partenaires internationaux tels que la Banque mondiale, le PNUD et l’UEMOA, à travers des projets comme la protection du littoral de Lomé à Aného ( le projet WACA), la gestion intégrée des bassins fluviaux et les programmes de restauration des mangroves. L’ensemble de ces efforts montre que, malgré une forte vulnérabilité, le Togo développe progressivement des stratégies combinant solutions naturelles, techniques et institutionnelles pour renforcer sa résilience face au changement climatique.

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